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Monday, May 15th, 2006 at 05:02pm
L'époque épique du pique et poque.

Ca y est nous avons notre premier ordinateur ! Bien à nous ! C'est un Commodore Vic-20.  
Les débuts se font en Basic, mais avec une mémoire faramineuse de 3500 octets, on ne va pas très loin et il faut ruser et encore ruser. Très vite nous récupérons quelques adresses clef qui moyennant un "Poke" (écriture) ou un "Peek" (lecture) permettent de faire une quantité de choses, changer les couleurs du bord de l'écran, la couleur du fond, changer de mode vidéo, accéder au circuit sonore (un vrai circuit trois voix tout de même) etc.
Il était possible de faire des graphismes, comme tracer une courbe à l'écran, en reprogrammant l'affichage graphique des caractères. Il arrivait souvent d'avoir un "Out of memory" au milieu du tracé d'une courbe un peu complexe.  
Nous avons écrit quelques petits programmes, comme un simulateur de système solaire, où les planètes s'attiraient en fonction de leur masse.  
Après l'acquisition d'un lecteur de cassette qui servait de mémoire de masse, nous accédons à quelques démos (Ah! La chanson des Beatles jouée par l' ordinateur !). Parmi ces programmes, la révélation, "Invaders fall", des petits martiens qui dévalent l'écran  avec en bas un vaisseau qui tire des missiles pour les anéantir. Et cela va de plus en plus vite ! Plus vite que ne peut le faire le Basic. Alors nous décortiquons le programme et, fantastique, c'est écrit en assembleur !
Nous passons plusieurs jours/nuit à désassembler à la main le code, le retranscrire sur une grande feuille de papier et à le commenter. C'est décidé, nous allons nous mettre à l'assembleur. Pour ceux qui n'ont pas connu cette époque glorieuse, je rappelle que les ordinateurs étaient livrés, avec comme seul logiciel, un Basic en ROM. Donc, nous commençons par écrire un assembleur/désassembleur en Basic. Puis, lorsqu'il est fonctionnel, nous nous en servons pour écrire... un assembleur/désassembleur en assembleur.
Ensuite, pour écrire un programme, il faut faire cohabiter l'assembleur/désassembleur, le programme lui-même, plus ses graphismes dans 3500 octets. Le programme est d'abord écrit sur une feuille de papier, nous le testons "virtuellement" à la main, puis nous le saisissons.  
Dès son écriture, les adresses des instructions sont figées (il n'y pas de labels), il faut donc prévoir des "points de relâchement" entre chaque sous-routine pour pouvoir éventuellement l'étendre. Et si le point de relâchement s'avère trop court, on reprend la routine suivante, on la réécrit et on la met ailleurs.
Quelle rude école, mais ô combien profitable.
Les premiers programmes en Assembleur ont commencé à fuser. Un clone de PacMan, appelé BugMan (nous avions décidés de nous appeler la "Business United Games"), un jeu de course de chevaux, un Asteroid, et plein d'autres encore.
Comme nous continuions à fréquenter les magasins d'informatique, pour tester des machines comme l'Oric, l'Archimède, le Lynx, nous avons rencontré d'autres passionnés de tout âge qui voulaient aussi s'initier, car c'était frustrant, un ordinateur, quand on ne connaissait pas la programmation. Nous avons donc fondé un Club d'Informatique.
by Didier Guillion
Comments

Comment from P3t0k4$K Thursday, May 18th, 2006 at 11:24am
Nostalgie
Punaise, ça me fait regretter d'avoir vendu mon musée !!!
Nostalgie quand tu nous tiens ...

Comment from Jean-Armand Monday, May 15th, 2006 at 10:08pm
(No subject)
Bravo à Franck pour son commentaire !
 
Et bravo à Didier pour la "copie d'écran" du VIC 20. Rien qu'à voir le fond cyan et les majuscules écrasées mochardes, je repense à mon Oric. Ah, la douce musique du lecteur de cassettes lisant les bits ! C'est peut-être cela qui vous a poussé à créer MA / HA ?

Comment from Franck Monday, May 15th, 2006 at 05:52pm
Ah la la la la !
C'est terrible ! Pendant des années, on tisse des liens avec des gens qu'on apprécie, qui partagent vos goûts, vos préoccupations. On prend l'habitude de s'envoyer des messages pour un oui pour un non, on plaisante ensemble, on se raconte un peu notre vie...
Et un beau jour le masque tombe, on s'aperçoit qu'à l'autre bout du Net, c'est un zorkoïde de la planète Glaxmoll qui s'exprime couramment en Wullnorxien !
 


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