Myriad Blog 1.3.0 Tuesday, Jul 22nd, 2014 at 05:50pm 

Myriad Life Tuesday, May 2nd, 2006 at 04:36pm
Le téléphone sonne toujours deux fois
Ceux qui me connaissent savent mon aversion profonde pour ce bidule du siècle dernier, ce monstre noirâtre et stridulent qui vous réveille à trois heures du matin parce que certaines personnes sont fâchées avec les décalages horaires, j'ai nommé le téléphone. Pourtant, pourtant, ce jour là, le téléphone sonne. Je lève le nez de mon ordinateur, sachant que tout à l'heure je ne retrouverai pas le fil et la solution au problème que S*** M*** m'a soumi. Lol.  
A l'autre bout une dame.
- Je vous appelle d'Italie.
Bon, un point pour cette personne, elle fait l'effort de parler en Français. Et un Français parfait en plus.
- J'ai un problème de notation grégorienne. (Là, elle m'explique un problème compliqué de suppression de punctum dans un neume)
- Euh... Pourriez vous m'envoyer un email ?
- C'est difficile. Je suis Soeur M*** du couvent de L*** et seule la mère supérieure a accès à l'Internet.
- Euh... Un courrier postal peut être ?
- Ca va être difficile également. Il y a deux mètres de neige ici. Cela fait trois semaines que le facteur n'est pas passé. Il nous reste juste l'électricité et le téléphone. Nous sommes coupées du monde vous savez...
Bon, ok, d'accord, je l'ai aidée à résoudre son problème. Mais, vous aurez du mal à trouver meilleure explication que cette soeur Carmélite, bloquée dans son couvent en altitude...
by Didier Guillion
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Technical Wednesday, May 3rd, 2006 at 04:23pm
Le requin qui vous veut du bien
Souvent critiqué à juste titre par les développeurs de gros projets, XCode (ensemble d'outils de développement fournis par Apple) renferme pourtant un petit bijou : Shark. Shark vient en remplacement de l'ancien outil "Sampler". Après avoir installé les developer tools, on le trouve dans "Developer>Applications>Performance tools".
 (A noter que pour utiliser Shark, il faut cocher la case des "CHUD tools" lors de l'installation des outils de développement.)
Shark permet d'analyser les performances d'une application en train de tourner. Comme il travaille par ponction régulière, il ne demande aucune compilation spéciale de l'application à analyser, si ce n'est la présence des labels. La précision de Shark est étonnante, il fournit même un diagnostic de l'assembleur obtenu, avec suggestion des modifications à appliquer au fichier source pour l'optimiser.
Son ergonomie est tout à fait satisfaisante, il est fiable et précis. Je dis bravo !
by Didier Guillion

Dev News Thursday, May 4th, 2006 at 02:35pm
On échange ?
Les échanges de document musicaux ont toujours été une de nos préoccupations. Chaque logiciel de musique utilise son propre format de fichier, et il est difficile de partager des documents quand on travaille sur des logiciels différents.  
En général, le format le plus reconnu est le MIDI. Mais, c'est un format maintenant ancien, que l'on peut qualifier de spartiate et plus destiné aux synthétiseurs qu'aux ordinateurs. Par exemple, le format MIDI ne comporte aucune information de mise en page et l'on se retrouve vite limité car un export puis un import ne redonne pas le même aspect de la partition.
 
Grâce à MyrScript, le langage intégré à Harmony Assistant, il est possible d'importer des documents musicaux provenant de toutes sortes de logiciels : Finale, Noteworthy, Encore, GuitarPro, Tabledit, etc. Depuis deux ans, une bonne partie de notre temps a été passée à écrire des scripts d'importation, mais il y a tellement de logiciels différents que je ne pense pas que nous en verrons un jour la fin. Il faut en effet, pour chaque logiciel, concevoir un script spécifique, parfois même avec des variantes car les formats ont évolués dans le temps.
 
Nous réfléchissons depuis quelque temps à une autre approche du problème. L'idéal serait d'avoir un format de fichier qui soit commun à tous les logiciels. Il y a bien l'initiative très intéressante du MusicXML mais cela suppose qu'un exporteur MusicXML existe pour le logiciel. Or, très souvent, les nouveaux utilisateurs de Melody/Harmony utilisaient un programme dont le développement a été arrété, et voudraient bien récupérer les partitions créées avec celui-ci. Ils se retrouvent bloqués.
 
C'est alors que nous est venue une idée. Un format d'échange existe : c'est le PDF. Que ce soit sur Mac OS X, où l'exportateur en PDF est intégré au système, sur Mac OS 9 où des pseudo pilotes d'impression existent, ou sur Windows avec des programmes gratuits comme PDFCreator, il est aisé de créer un document PDF à partir de n'importe quel logiciel. De plus on trouve une grande quantité de partitions en PDF sur l'Internet notamment sur Choral Public Domain Library.
 
Si l'on pouvait lire ces fichiers PDF avec Harmony/Melody nous disposerions alors d'un format d'importation universel. La description du format a été publiée par son créateur, Adobe. Une pré-étude a été lancée cette semaine pour voir si ce format est lisible et si l'on peut faire quelque chose de ces données.
Dès que la nouvelle version d'Harmony et de Melody sera publiée (normalement Mardi prochain 9 Mai) nous approfondirons la question.
by Didier Guillion
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Memories Monday, May 8th, 2006 at 01:19pm
Vic 20 vs TI99/4A
1981. Les premiers ordinateurs véritablement familiaux arrivent. Dans notre petite ville de Toulouse les magasins commencent à apparaître. Au début, ce sont surtout des librairies qui réservent une pièce de démonstration aux ordinateurs, puis des boutiques dédiées à l'informatique fleurissent, il y en aura ainsi plus d'une vingtaine. Certaines avec une durée de vie inférieure à l'année... Comme d'habitude nous nous "incrustons" pour tester les machines, achetant souvent le livre décrivant la '"bête" pour mieux l'explorer chez nous. L'accueil est très variable. A la librairie C***, place du Capitole, nous nous faisons expulser comme des malpropres : "On ne touche pas !". Chez S***, rue Kennedy, la porte nous est grande ouverte, nous y établissons rapidement nos quartiers. La vendeuse, Valérie, comprenant qu'il vaut mieux présenter des machines vivantes aux clients, plutôt que de bêtes écrans avec un "Ready" suivi d'un curseur clignotant, nous laisse occuper le "ShowRoom" à notre guise. Elle nous prête même des chaises pour que l'on puisse travailler assis, le luxe.
Au hasard de nos périgrinations nous repérons rapidement, une machine très sympa, mais dont les caractéristiques feraient sourire aujourd'hui, même pour un téléphone portable : 3,5 Ko de Ram, 6502 (8bits) à 1Mhz, affichage textuel de 22 colonnes. Le Vic-20 de Commodore Business Machine. CBM avait auparavant sorti le Pet mais cela n'avait pas fait beaucoup de bruit.
Le 6502 c'était le processeur de l'Apple II, l'arlésienne de la micro, il y avait donc une abondante documentation sur ce processeur.

Mais voici que débarque une nouvelle machine, qui semble encore mieux : le TI99/4A, de Texas Instrument. Les caractéristiques  du TI99 sont plus qu'alléchantes: 16 Ko de Ram (fabuleux) et surtout un processeur 16 bits à 3Mhz ! Nous nous précipitons pour le tester, et là, déception, il se traîne lamentablement. Comme la FNAC propose une démonstration du TI99 par un commercial de Texas Instrument, j'enfourche mon vélo et je vais y participer. Je lui pose donc la question "Comment avec un processeur 16 bits à 3Mhz, le TI99 peut il être plus lent qu'un Vic 20, 8 bits à 1Mhz ?". Sourire suffisant du commercial :" Le TI99 est une machine destinée à un usage familial, nous l'avons voulu plus lent afin que les enfants aient tout le temps de lire ce qui s'affiche à l'écran." Et ce genre d'argument était accepté sans problème par le public, c'est dire à quel point l'informatique familiale débutait.
 
Notre premier ordinateur sera donc un Vic-20, acquis pour la somme de 2 200FF,  sans support de stockage les premiers mois. Nous le branchons sur la télé familiale. Et c'est le début de longues soirées en compagnie de cette machine. D'abord le basic, puis le langage qui permet de tutoyer la machine : l'assembleur.
by Didier Guillion
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Mood Wednesday, May 10th, 2006 at 04:17pm
S'il te plait, dessine moi une icône.
Pour nos programmes, nous sommes des demandeurs fréquents d'icônes et autres graphismes d'interface. A ce jour, nous n'avons travaillé qu'avec des graphistes américains. Quand nous avons constaté ce fait, nous avons cherché une explication. Ce serait tout de même plus aisé pour nous d'exprimer nos besoins dans notre langue maternelle. Je me suis un peu balladé sur des forums où des graphistes Francophones s'expriment et j'ai fait plusieurs demandes. Aucune n'a pu aboutir à un contact sérieux. Impossible d'obtenir des exemples de réalisation, un aperçu des tarifs, ou même un mode de réglement compatible avec la comptabilité d'une société. Certains graphistes demandaient même d'être payé au pourcentage ! Je me dis que, peut être, les graphistes Français considèrent la réalisation de l'interface d'un logiciel comme un travail trop trivial ?  Je reste dans l'incompréhension.
 
A titre d'exemple, voici le dernier contact que nous avons eu avec un graphiste d'outre-atlantique.
je recois un email où il me dit que nous devrions changer d'écran de démarrage et d'icone d'application car ceux que nous utilisons semblent dater un peu. D'après ce qu'il m'écrit, il a pris le temps de survoler nos logiciels, il ne parle pas dans le vide, bon point pour lui. Je lui fais donc la demande d'exemple de graphismes et de tarif. Il m'envoie un lien sur un site simple et bien fait, présentant ses réalisations. Je lui dis que tel style de graphisme, vu sur son site me plait bien. Il me fait une proposition commerciale. Je dis ok. Quinze jours plus tard, je recois les premiers rushs, un ou deux ajustements mineurs et une semaine après l'affaire était réglée.
 
Alors, amis graphistes, notre porte vous est toujours ouverte, n'hésitez pas à frapper avec votre carton à dessins sous le bras !
by Didier Guillion
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Myriad Life Thursday, May 11th, 2006 at 06:08pm
Le temps (1/3)
Chez Myriad, nous divisons notre temps de développement de manière à peu près égale en maintenance des produits, évolution des produits existants et recherche de nouveaux concepts ou logiciels. Evolution et recherche alternent dans l'année, la maintenance étant constante et constituée principalement d'aide aux utilisateurs. Un projet dure entre 4 et 6 mois, passée cette limite, nous reconsidérons avec attention sa faisabilité. Les projets de recherche pure sont certainement les plus passionnants. Souvent aussi les plus frustrants car une fois sur deux cela n'aboutit à rien. Dans ce cas nous archivons tout de même l'idée pour plus tard.  La décision de ne pas passer du stade d'étude, qui en général a pris énormément de temps de part les recherches bibliographiques, analyses et constructions de maquettes que cela demande, en réalisation d'un produit véritable est difficile à prendre.
 
Mais si nous n'avons ni les compétences, ni le temps ou que le concept n'intéresserait qu'un petit nombre de personnes, pas de pitié, on archive et on passe à autre chose. Certains projets sont dans nos cartons depuis plusieurs années, notamment un simulateur de machine volante qui nous tenait beaucoup à coeur.  
Un critère d'abandon qui est déjà intervenu est ce que l'on peut appeller la "question obligée". Si l'utilisation du logiciel ne peut se faire que dans un cadre précis et dans des conditions précises, même si le logiciel détecte ces conditions et previent l'utilisateur, même si cela est expliqué dans le manuel, nous allons devoir répondre des milliers de fois à la même question. Et ça, c'est vraiment usant.
 
Un exemple type de projet resté dormant puis réanimé et maintenant très actif est MyrScript.
by Didier Guillion

Myriad Life Saturday, May 13th, 2006 at 07:43pm
Et Lua engendra MyrScript 2/3
En 2002, nous avons décidé de tenter de réanimer une idée que nous avions mis "au frigo" depuis pas mal de temps, intégrer un langage de script à Harmony Assistant. Il y a quelques années, nous avions résolu un problème similaire en offrant la possibilité d'enregistrer tous les événements clavier, souris, menu pour pouvoir les "rejouer" par la suite. Le système avait un gros avantage, n'importe qui pouvait l'utiliser sans apprentissage, on lançait "enregistrement" et le programme s'occupait de tout.  Mais aussi un inconvénient de taille, comment choisir un symbole donné sur une partition par exemple ? Non, il nous fallait quelque chose de plus puissant. Nous avons commencé a prospecter l'existant, Java était plaisant car très proche de la structuration du C mais difficile à intégrer à notre propre interfaçage. Python, plus souple, nécessitait l'installation de librairies lourdes pour son exécution.

Puis, par hasard nous avons rencontré Lua. Lua veut dire "Lune" en Portugais.
Développé par une équipe d' Universitaires Brésiliens, Lua est écrit en C, open source et librement utilisable. Nous avions déjà eu l'occasion d'expérimenter d'autres projets venant d'universités, et nous partions sur a priori très défavorable. La suite devait nous montrer que nous nous trompions lourdement dans le cas du Lua...
 
Non seulement Lua est écrit en C, mais en C plus que standard. Créer un projet sur Windows ou Mac OS a été rapide et en quelques heures les librairies Lua étaient compilées sans erreur ni warning.
Les documentations sont extrèmement claires, c'est l'avantage des manuels écrits par des non anglophones, aucun effet litteraire ou de style, rien que de l'information brute et un vocabulaire simple.
La communauté des utilisateurs de Lua est très réduite mais active. Une ou deux de nos questions sur les droits d'utilisation ont reçu une réponse rapide des auteurs mêmes de Lua. Par la suite, Lua s'est révélé tellement solide, rapide et efficace, que nous n'avons plus eu de question à poser.
La seule critique que nous formulons après plusieurs années d'utilisation est que l'évolution du langage en v5 est passée par des changements de syntaxe trop importants, qui auraient nécessité une refonte des scripts existants. Nous n'avons jamais pu utiliser les dernières versions des librairies : impossible de demander à nos utilisateurs de reprendre leurs sources. Pourquoi les auteurs de Lua n'ont-ils pas simplement ajouté de nouveaux concepts au langage sans modifier l'existant ? Dommage, très dommage.
Nous disposions donc d'un "moteur" efficace et rapide, il nous restait plus qu'a retrousser nos manches et interfacer nos objets musicaux à Lua.
by Didier Guillion

Memories Monday, May 15th, 2006 at 05:02pm
L'époque épique du pique et poque.

Ca y est nous avons notre premier ordinateur ! Bien à nous ! C'est un Commodore Vic-20.  
Les débuts se font en Basic, mais avec une mémoire faramineuse de 3500 octets, on ne va pas très loin et il faut ruser et encore ruser. Très vite nous récupérons quelques adresses clef qui moyennant un "Poke" (écriture) ou un "Peek" (lecture) permettent de faire une quantité de choses, changer les couleurs du bord de l'écran, la couleur du fond, changer de mode vidéo, accéder au circuit sonore (un vrai circuit trois voix tout de même) etc.
Il était possible de faire des graphismes, comme tracer une courbe à l'écran, en reprogrammant l'affichage graphique des caractères. Il arrivait souvent d'avoir un "Out of memory" au milieu du tracé d'une courbe un peu complexe.  
Nous avons écrit quelques petits programmes, comme un simulateur de système solaire, où les planètes s'attiraient en fonction de leur masse.  
Après l'acquisition d'un lecteur de cassette qui servait de mémoire de masse, nous accédons à quelques démos (Ah! La chanson des Beatles jouée par l' ordinateur !). Parmi ces programmes, la révélation, "Invaders fall", des petits martiens qui dévalent l'écran  avec en bas un vaisseau qui tire des missiles pour les anéantir. Et cela va de plus en plus vite ! Plus vite que ne peut le faire le Basic. Alors nous décortiquons le programme et, fantastique, c'est écrit en assembleur !
Nous passons plusieurs jours/nuit à désassembler à la main le code, le retranscrire sur une grande feuille de papier et à le commenter. C'est décidé, nous allons nous mettre à l'assembleur. Pour ceux qui n'ont pas connu cette époque glorieuse, je rappelle que les ordinateurs étaient livrés, avec comme seul logiciel, un Basic en ROM. Donc, nous commençons par écrire un assembleur/désassembleur en Basic. Puis, lorsqu'il est fonctionnel, nous nous en servons pour écrire... un assembleur/désassembleur en assembleur.
Ensuite, pour écrire un programme, il faut faire cohabiter l'assembleur/désassembleur, le programme lui-même, plus ses graphismes dans 3500 octets. Le programme est d'abord écrit sur une feuille de papier, nous le testons "virtuellement" à la main, puis nous le saisissons.  
Dès son écriture, les adresses des instructions sont figées (il n'y pas de labels), il faut donc prévoir des "points de relâchement" entre chaque sous-routine pour pouvoir éventuellement l'étendre. Et si le point de relâchement s'avère trop court, on reprend la routine suivante, on la réécrit et on la met ailleurs.
Quelle rude école, mais ô combien profitable.
Les premiers programmes en Assembleur ont commencé à fuser. Un clone de PacMan, appelé BugMan (nous avions décidés de nous appeler la "Business United Games"), un jeu de course de chevaux, un Asteroid, et plein d'autres encore.
Comme nous continuions à fréquenter les magasins d'informatique, pour tester des machines comme l'Oric, l'Archimède, le Lynx, nous avons rencontré d'autres passionnés de tout âge qui voulaient aussi s'initier, car c'était frustrant, un ordinateur, quand on ne connaissait pas la programmation. Nous avons donc fondé un Club d'Informatique.
by Didier Guillion
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Myriad Life Tuesday, May 16th, 2006 at 05:33pm
Allo la Lune ? 3/3
Grâce a MyrScript, le langage intégré à Harmony Assistant et basé sur le Lua (voir les chapitres précédents), le créateur de script peut agir sur n'importe lequel des objets du logiciel, et sur cet objet, accéder à tous ses paramètres.
 
MyrScript propose également des objets qui ne sont pas des objets musicaux, et en particulier la possibilité de créer des boîtes de dialogues pour interfacer les scripts. Ceci passe par l'Interface Composer qui permet de définir des boîtes de dialogue. Chaque objet de l'interface ainsi défini contient ses propres méthodes de traitement.
Avant de lancer le script, toutes les méthodes sont précompilées, et lorsque l'une d'entre elle est invoquée, le code associé est exécuté. Ceci n'est possible que grâce à l'extrème rapidité de Lua.
 
Enfin, afin de faciliter le développement, nous avons intégré un débogueur pas à pas avec affichage des variables locales, globales et de leurs membres éventuels. Un mode spécial de fonctionnement du Lua, permet d'invoquer une routine C à chaque ligne du programme. Quand on vous dit que c'est bien pensé !
 
MyrScript est fourni avec un manuel conséquent. A ce sujet nous avons utilisé une astuce amusante. Plutôt que de le mettre à jour manuellement, ce sont les commentaires de nos propres sources C qui sont extraits et constituent les différents chapitres.
 
De notre coté, après presque quatre ans d'utilisation, nous ne pouvons que nous féliciter d'avoir fait le choix de Lua. Les rares "plantages" survenus étaient tous de notre fait, et c'est vraiment rassurant pour un programmeur de travailler sur des bases saines et fiables. Un grand nombre de fonctionnalités "pointues" sont ainsi développées à la demande et fournies à l'utilisateur très rapidement, sans avoir à attendre une mise à jour du programme.
 
La facilité d'utilisation de ce langage nous permet même de nous en servir en interne comme plate-forme d'expérimentation sur les traitements de sons numériques, de données statistiques, ou pour réaliser des petits programmes "jetables" pour un usage ponctuel.
by Didier Guillion

Dev News Wednesday, May 17th, 2006 at 05:05pm
Projet PDFToMusic, étape 1.
L'étude du PDF a débuté (voir le billet "On échange ?"), une première ébauche du parseur (analyseur ou butineur qui balaye un fichier pour en extraire les informations) a été écrite et l'on commence à extraire les différents éléments des fichiers PDF. Il apparaît que, du point de vue de l'utilisation que nous voulons en faire, trois catégories de documents se dégagent.  
La catégorie 0 (zéro): Ce sont les PDF n'incluant qu'une seule image de la partition par page du document. Ils ont vraisemblablement été générées directement depuis un scanner. La seule chose que l'on pourrait faire de ces documents serait d'exporter les images de manière séparée et de les faire traiter par OMeR.
La catégorie 1 : Ce sont les PDF, incluant des objets graphiques (lignes, rectangles, etc), et les objets musicaux (tête de note, nuance, etc) dessinés à partir d'une police de caractère. Ce sont des fichiers issus de l'exportation directe depuis un logiciel de musique, comme ce que l'on obtient depuis Harmony Assistant par exemple. L'interprétation des objets semble possible. Le problème est que la police incluse dans le document PDF est "remappé" (seuls les caractères utilisés dans le document sont présents) et ne semble pas utilisable directement.
La catégorie 2 : Ce sont les PDF n'incluant que des objets graphiques : les objets musicaux sont dessinés avec des primitives graphiques simples et non avec des polices. Je n'ai aucune idée de la façon dont ces fichiers ont été générés. Il va falloir isoler ces objets et construire un système expert de reconnaissance de forme ? Probablement.
 
La catégorie 1 semble la plus répandue. La catégorie 2 vient ensuite nettement moins souvent. La catégorie 0 est très rare à ma connaissance. La pierre d'achoppement de la catégorie 1 va être l'extraction des données brutes des fichiers de polices inclus dans le document et leur analyse. Apparemment, la plupart de ces fichiers sont des polices au format TrueType qui est un format public. Bon point. Cela va être la prochaine étape de l'analyse : serons-nous capables d'extraire ces données et de reconnaître la forme que ces données dessinent ?
by Didier Guillion
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Mood Thursday, May 18th, 2006 at 04:52pm
Galère et Galerie
En matière de développement, il faut faire des choix au départ. Choix que l'on devra assumer parfois pendant plusieurs années. En général, que ce soit lors de la sélection d'une technologie ou d'un logiciel, nous nous posons les questions suivantes : "Si nous faisons ce choix, serons-nous bloqués, ou au contraire pourrons nous migrer vers des solutions compatibles ?", "Cette technologie existe-t-elle sur plusieurs plateformes ?". On peut dire, puisque nous maintenons certains logiciels "en vie" depuis plus de vingt ans, que nous avons eu la chance de ne pas trop nous tromper.  
Pourtant un faux pas existe, c'est Galerie. Au tout début, heureux nouveau possesseur d'un appareil photo numérique, je cherchais un moyen simple de générer des galeries de photos pour la famille. Une recherche approfondie m'a vite fait découvrir les limitations en ce domaine sur Macintosh. Alors je me suis dit, pourquoi ne pas bricoler quelque chose moi-même. J'avais un Mac, XCode que j'avais "tatouillé" un peu, quelques notions d'AppleScript, et je me suis lancé.
Petit à petit, le logiciel à évolué, il a intégré du C, de l'objective-C, du JavaScript, des transfert FTP, des accés QuickTime. Des passionnés m'ont rejoint, m'apportant une rigueur plus que bienvenue (surtout au niveau du code HTML), des modèles plus que sympas, des conseils, des suggestions. Et rapidement, le petit script à usage personnel est devenu une vraie application, s'enrichissant sans cesse.
Et encore plus rapidement, je me suis heurté à de sévères limitations. Un exemple.
Personne, à ma connaissance, ne peut écrire plusieurs milliers de lignes de code sans erreur. Pour localiser les erreurs et les corriger il existe depuis les années 1980 ce que l'on appelle un "débogueur".  Pour les non initiés, c'est la possibilité de voir pas à pas ce que fait un programme. Apple a maintenu pendant plus de trois ans sur son site les pages indiquant que l'on pouvait déboguer des applications AppleScript Studio. Mais personne ne pouvait le faire fonctionner. Finalement, Apple a réagi, et... a ajouté dans ses documentations que le débogueur AppleScript ne fonctionnait pas ! Point. C'est tout. Cela fait quatre ans. Pourtant c'est un concept Apple, spécifique à Apple, développé par Apple. Et depuis plus rien.
Devant tant d'immobilisme on pourrait se dire, "bon, on change de plateforme". Ah, mais non, ce n'est pas possible. Objective-C ne fonctionne que sur Macintosh, AppleScript ne fonctionne que sur Macintosh, le format des fichiers "ressource" est privé, jamais publié. Impossible de migrer vers d'autres plateformes.
Alors ami développeur, fais gaffe, ne commets pas la même erreur. Réfléchis à deux fois avant de te lancer...
by Didier Guillion

Dev News Friday, May 19th, 2006 at 05:08pm
Projet PDFToMusic, étape 2.
Nous sommes dans l'étape qui consiste à analyser les polices de caractères présentes dans un fichier PDF.
Cette étape de l'étude vise à extraire les données graphiques d'une police au format TrueType. Heureusement, la documentation est disponible. En première analyse, le format a l'air très complet et complexe. Mais avons-nous besoin de toutes ces informations ? Nous nous intéressons en premier lieu à la manière dont les glyphes (rendu graphique d'un caractère d'une police) sont encodés. Après quelques tatonnements, nous arrivons à extraire les données des glyphes et à tracer les caractères pour vérification. Cette phase est donc validée, même si nous laissons plusieurs problèmes dans l'ombre : rencontrerons-nous des polices non TrueType ? Des polices qui encoderaient les formes en passant par le bytecode TrueType ?
Maintenant que nous avons les données qui définissent la forme des caractères, il faut associer le caractère mémorisé dans le document PDF au numéro de glyphe. En effet le format PDF ne stocke pas toute la police mais uniquement les caractères présents dans le document. Ceci passe par les "Cmaps" du fichier TrueType.  
Quelques recherches sur l'Internet nous font découvrir un site présentant des centaines de partitions au format PDF. Il apparaît qu'une bonne proportion de ces fichiers utilisent une police de type "Adobe Type1C". La prochaine étape sera l'analyse de ce format.
by Didier Guillion

Memories Monday, May 22nd, 2006 at 04:54pm
Le Club
1983. Alors que l'Internet n'était qu'une vision futuriste, que télématique rimait avec Minitel, les échanges entre passionnés d'informatique passaient par les revues spécialisées, ou mieux encore par les clubs d'informatique. Il y avait de nombreux clubs sur Toulouse, ce qui les différenciait, c'était ce que l'on venait y échanger...
Un samedi, dans un club, le père d'un des membres vient le chercher. Ce monsieur a travaillé toute l'après-midi et n'a pas eu le temps de se changer. Il est gendarme... Quand il entre dans la salle du club, on entend crier "Les flics !" et tout le monde s'enfuit en courant par la porte de derrière, laissant sur place les piles de disquettes encore chaudes et les machines à copier.
 
Pas de "copie party" dans notre club. C'était Basic ou Assembleur selon la salle. Et pourtant il y avait du monde. Certains après-midi plus d'une trentaine de personnes de tous âges.
Le club était hébergé par une école élémentaire, l'école Pierre et Marie Curie, qui, sur nos conseils, avait acheté un ensemble de 4 ou 5 Vic-20. De notre coté nous leur avions développé un genre de petit Logo, assez proche d'un Basic en Français mais purement graphique : le Logic 1.
Le club était donc bicéphale, en semaine, les enfants de l'école, le samedi après-midi, tout public. Les ordinateurs n'avaient guère l'occasion de refroidir...
Les élèves de 8 à 11 ans pouvaient ainsi s'initier à la programmation. Pour situer, tout ceci se passait bien avant le plan "Informatique pour Tous" qui allait s'imposer quelques années plus tard et interdire bien entendu ce genre d'initiatives individuelles au nom de l'uniformisation et de la standardisation.  
Et du même mouvement, dégoûter définitivement plusieurs générations d'élèves et d'enseignants de l'informatique.
Le Logic 1 devint rapidement Logic 2, avec une souris graphique "haute résolution" et de nouvelles fonctionnalités comme les sons et les sprites.
Logic 1 et 2 seront proposés à des éditeurs pour publication, et l'un d'eux, No Man's Land,  les prit dans son catalogue, après les avoir renommés "Logo-Logic 1" et "Logo-Logic 2" pour être sûr que tout le monde comprenne.
Le club a duré jusqu'en 1988 pour la partie tout public. Nous avons à cette époque décidé de créer Myriad ce qui nous a pris tout notre temps. Par contre, les enfants ont continué à s'initier à l'informatique bien plus longtemps.  
Je ne sais pas ce que sont devenus les membres du Club. Ont-ils persévéré dans l'informatique ? Elèvent-ils des chèvres au Larzac ?  
Si vous vous reconnaissez, si vous vous rappellez de ce temps où l'on cherchait, même à 10 ans, à maîtriser la machine et pas simplement à l'utiliser, envoyez-moi un petit mot...
by Didier Guillion

Dev News Tuesday, May 23rd, 2006 at 04:58pm
Projet PDFToMusic, étape 3.
Nous sommes dans l'étape qui consiste à analyser les polices de caractères présentes dans un fichier PDF.
Le format de police "Adobe Type 1C" (C pour compacté) est public. A partir de cette documentation, un extracteur et interpréteur de commande graphique a été écrit pour pouvoir dessiner grossièrement les caractères. En effet, nous avons progressé dans la reflexion sur l'association "numéro de caractère" vers "signification du caractère". Une solution serait de procéder en deux étapes :
1- Rechercher des données similaires dans une base de données, pour savoir si le caractère à déjà été rencontré.
2- Si le caractère est nouveau, tracé du caractère et reconnaissance automatique de celui-ci. S'il est reconnu, alors nous alimenterons la base de donnée utilisée en étape 1.
 
La reconnaissance de caractère passera peut-être par des réseaux neuronaux. Un réseau neuronal a été écrit (en MyrScript, c'est un excellent langage pour faire rapidement des maquettes) et donne des résultats intéressants...
 
Entretemps un nouveau type de police est rencontré, le format "Adobe Type 1". La prochaine étape sera l'analyse de ce format.
by Didier Guillion
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Memories Monday, May 29th, 2006 at 04:51pm
Le Commodore 64

En 1984, nous faisons l'acquisition d'un Commodore 64, le grand frère du Vic 20. C'est une machine qui nous marquera profondément. Seul l' Amiga 500, quelques années plus tard, nous fera le même choc. La mémoire du CBM 64 est confortable, le clavier est solide et ergonomique, mais surtout les circuits vidéo et sonore sont futuristes. Comme le processeur de ces machines est encore lent (6510 à 1.023 Mhz), les concepteurs ont décidés de "doper" les circuits annexes. Par exemple est proposé une notion révolutionnaire, récemment créée par Atari, les Sprites. Ce sont des graphismes indépendants, de 24 pixels par 21 pixels, que l'on peut afficher où l'on veut sur l'écran, en plusieurs plans. C'est le circuit vidéo qui gère les transparence, opacité et... collisions ! C'est proprement fabuleux ! Et offre des possibilités inimaginables pour les jeux vidéo. Deux "pokes" bien placés et le sprite change instantanément de position et de forme.
Le circuit sonore n'est pas à la traîne. Un vrai circuit polyphonique trois voix. Nous écrivons notre premier programme de composition musicale K-Muse. La saisie de la musique se fait sous forme d'un texte décrivant les hauteurs de notes. C'est d'ailleurs très proche de ce qui sera plus tard le format musical ABC.
Cet éditeur évoluera au cours des années. Jamais publié mais jamais oublié, il sera utilisé par Gilles Soulet notre compositeur attitré pour sonoriser les jeux qui suivront.  
Emballés par cette machine stupéfiante, nous nous lançons dans notre premier jeu vidéo "sérieux": Véga.
by Didier Guillion
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Dev News Tuesday, May 30th, 2006 at 04:50pm
Projet PDFToMusic, étape 4.
Nous sommes toujours dans l'étape qui consiste à analyser les polices de caractères présentes dans un fichier PDF.
Comme le format "Adobe Type 1C", le  format "Adobe Type 1" utilise un interpréteur PostScript pour dessiner les formes de caractères. La différence entre les deux formats est que le "Adobe Type 1C" est compacté, le "Adobe Type 1", est au format texte, non compacté. Par contre, le format "Adobe Type 1" est encrypté (certaines polices peuvent être protégées). Heureusement, l'algorithme d'encryptage/décryptage est public. Après quelques tatonnements et fausses pistes, le format "Adobe Type 1" est décodé. Nous écrivons alors un interpréteur PostScript rudimentaire pour tracer les caractères. Le résultat semble correct et utilisable.  
Maintenant, il va falloir analyser un autre type de police : le type 3, c'est un format où les caractères sont dessinés avec des commandes PDF. L'intention générale est d'uniformiser tout ceci et de convertir "Type 1", "Type 1C", "Type 3" en un format de description commun et homogène qui permettra un tracé plus uniformisé.  
Parallèlement à ceci, Olivier a essayé d'autres voies que le réseau neuronal pour la reconnaissance et obtient des résultats prometteurs...
by Didier Guillion

Memories Wednesday, May 31st, 2006 at 04:36pm
Véga, l'Etoile à suivre.

1984. Entièrement dédié au Commodore 64, Véga sera notre premier jeu vidéo publié. C'est un jeu de "scrolling" (défilement) de la catégorie "Shoot them up" (Dégomme tout ce qui bouge). Un petit vaisseau se déplace sur le sol d'une planète éloignée, le joueur peut choisir son mode de propulsion, roues, ressorts, pattes d'araignées... Des myriades d'aliens vindicatifs attaquent bien entendu le vaisseau... Vous pouvez voir des captures d'écran ici.
Nous avions été très fortement impressionnés par le jeu "Attack of the mutant camels" de "Llamasoft", du grand gourou Jeff Minter, Yak pour les intimes...
Comme d'hab' on écrit un assembleur/désassembleur en Basic, puis on s'en sert pour le réécrire en assembleur, ainsi que tous les outils associés : dessin des différents niveaux, éditeur graphique, enfin, on écrit le programme sur papier et on le saisit.
Vers la fin du développement, nous n'avions toujours pas de musique pour le sonoriser. Un membre du club informatique, Marc Tarabbia, utilisa la première version de "K-Muse" pour transcrire la Toccata et Fugue de J.S. Bach. Aussitôt adopté, ce morceau sera la musique de Véga.
Nous envoyons une version de notre création à différents éditeurs de jeux du moment. Loriciels y répond favorablement, mais nous demande une version sur disquette. Nous achetons donc un lecteur de disquette 5 "1/4 (le "1541"), et créons une protection anti-copie. Au passage le 1541 était un vrai ordinateur autonome avec ROM/RAM et processeur 6502... Des fadas avaient même écrit un programme, qui, lancé sur le lecteur de disquette, faisait jouer God Save The Queen par des vibrations de la tête de lecture... Et ça continuait à jouer même quand on éteignait l'ordinateur.
 
Véga sort dans les bacs. Il est même vendu à la FNAC. Pour nous, cela fait tout drôle...
Sur un logiciel vendu 120FF en magasin, nous touchons 10FF. Le succès de Véga sera modeste mais le chèque reçu permettra à Olivier de s'acheter son premier synthé, un Casio CZ 101, et moi un poste de radio stéréo.
Véga sera surtout pour nous la révélation que notre travail de programmation était plus qu'un hobby ou une simple passion, mais qu'il pouvait peut être aussi devenir un métier...
by Didier Guillion


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Harmony 9.6 étape 697
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Article from Didier Guillion
PDFtoMusic 1.4.3
Jul 20th, 2014 at 08:22pm 
Comment from musikus
Jul 19th, 2014 at 09:44pm 
Comment from Olivier Guillion
nicht füttern...
Jul 18th, 2014 at 11:02pm 
Comment from
Jul 18th, 2014 at 11:02pm 
Comment from
Jul 18th, 2014 at 04:57pm 
Article from Olivier Guillion
Linux et les formats graphiques
Jul 18th, 2014 at 04:57pm 
Article from Olivier Guillion
Linux et les formats graphiques
Jul 17th, 2014 at 04:55pm 
Article from Didier Guillion
Harmony 9.6 étape 696
Jul 16th, 2014 at 05:07pm 
Article from Olivier Guillion
Harmony 9.6  étape 695

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